Swiss Art Awards, Concours Kiefer Hablitzel. Bâle.
La prétention de cette installation est de montrer à quoi pourrait ressembler le fond de ma pensée. Partir du lieu commun selon lequel l’art serait une matérialisation de la pensée et des champs lexicaux qui en dérivent.
C’est depuis ce degré zéro que s’agitent des éléments au premier degré, littéraux, qui montrent l’absurdité d’une telle tentative et l’impossibilité d’exprimer quoique ce soit d’essentiel, puis au second degré, grâce auxquels on s’aperçoit que malgré tout, à travers les moyens employés, quelque chose s’exprime tout de même.
De degré en degré, la communication avec le spectateur s’étiole et, dans une sorte d’accord tacite, chacun se retrouve seul avec ce qui ne regarde que lui.
|
|