L’automobile et le cinéma sont nés presque ensemble, organes de vision et de mouvement, dans lesquels nos corps et nos cerveaux prennent place. Lieux de disjonction du sonore et du visuel, chacun a eu l’oeil rivé sur le parcours de l’autre.
Une séquence vidéo filmée depuis une voiture, la caméra dirigée vers le ciel. Les objets filent, selon la vitesse du véhicule. Chaque fois qu’un élément rentre dans le champ, il produit un son qui disparaît avec lui.
Ces fragments de paysage perturbent le cadre, lui nient son pouvoir ; en étant placé de force sur le même plan phénoménologique que ses “sujets”, le cadre perd le privilège de désigner, d’intégrer et d’exclure.
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