Centre de paysage
Installation.

Halle Nord, Art en île. Genève 2010

Un référent partagé : l’étendue de gazon, verte, aspergée d’eau. De cet agencement, Centre de Paysage reprend les composants pour en faire un agencement' (prime). L’arroseur automatique crée directement le paysage, grâce aux formes induites par l’intersection du cône de projection (un demi-tore en réalité) et du parrallépipède du lieu d’exposition. Comme au cinéma, l’écran arrête le flux pour créer forme et sens. Il est à la charnière de deux types de projections : la première, physique, qui va de l’arroseur au mur, et la seconde, symbolique, qui permet au spectateur de se perdre dans les collines et gerbes d’herbe ainsi crées.

Peinture et jardin : les deux axes de la notion de paysagisme entrent en conflit. D’un coté le jardinier se prend pour un peintre, de l’autre avec les cartes postales Pastor, c’est le peintre qui intervient dans le paysage qu’il représente. Cette dernière pièce prend pour point de départ une peinture de Jacob Van Ruysdael exposée à lisbonne. Dans ce tableau d’inspiration pastorale, un tronc est placé de telle sorte que si l’arbre avait été entier, l’église, au fond de la scène, n’aurait pas été visible. S’en suivent des spéculations pour savoir si oui ou non Ruysdael peut être rendu responsable de l’abattage.

Lire le texte de Thomas Maisonnasse




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